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Virginie de la Sablière

Rhododendrons hybridés (rhododendrons tétraploïdes), azalées mollis.

Virginie de la Sablière, paysagiste pépiniériste, a repris en 2010 le domaine de Boutiguéry à la suite de son père, Christian. Il s’agit aujourd’hui du plus grand conservatoire de rhododendrons hybridés en France.

Virginie cherche à partager et faire aimer le lieu à un public plus large en ouvrant davantage le parc, dans lequel elle reçoit de nombreux groupes toute l’année. La floraison est optimum en avril mai, mais dès le mois de mars, les camélias et les magnolias commencent à animer le paysage. Jusqu’à la fin juin, le parc est un feu d’artifice de couleurs. Afin de faire la jonction avec les feuillages d’automne, Virginie pense introduire petit à petit d’autres essences, qui lui permettraient de prolonger la période d’ouverture du parc.

Une serre de 400 m2 permet aux visiteurs de découvrir des plants de collections et de développer les rencontres autour d’ateliers botaniques avec les amateurs de plants. Et pour faire vivre les variétés créées sur la propriété, toute une gamme d’azalées mollis est en train de voir le jour. D’ici peu, les jardiniers devraient pouvoir planter dans leurs jardins les azalées nées ici et, avec encore un peu plus de patience, les fameux rhododendrons tétraploïdes, aux fleurs énormes, que Christian de la Sablière, son père, a réussi à obtenir au terme de multiples hybridations.

www.boutiguery.fr

Didier Fogaras 

Collections de bambous et de graminées.

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Didier Fogaras et Annie Verdes débutent une activité de paysagistes en 1987 avant d’installer, trois ans plus tard, leur première pépinière dans le sud de la Bretagne.

En 1995, ils se spécialisent dans la production de bambous et de plantes de bord de mer, un intérêt qui se transforme en passion et qui s’enrichit avec la découverte des graminées.

En quelques années, la collection de bambous compte quelque 450 espèces et variétés.

En 2002, ils installent une seconde pépinière dans les Landes, dans un environnement particulièrement propice à la culture des bambous.

www.creapaysage.com

Dominique Évrard & Régis Juvigny

Et si, ensemble, nous arrêtions la disparition de la diversité botanique ?

Le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées (CCVS) a été créé en 1989 à l’initiative de scientifiques et d’amateurs passionnés. Il s’est donné pour mission de préserver la richesse et la diversité du patrimoine végétal, en fédérant les collectionneurs de plantes sauvages et cultivées, et tous ceux qui les soutiennent. Les collectionneurs peuvent être publics ou privés, pépiniéristes, horticulteurs, services d’espaces verts, jardins botaniques, ou collectionneurs amateurs.

La tâche principale de l’association est de recenser, puis d’évaluer les grandes collections végétales à vocation botanique ou horticole. Si elles satisfont à des critères scientifiques définis par un comité d’experts, elles reçoivent alors le label de l’association. Avec une mission semblable à celles d’associations comme Plant Heritage au Royaume-Uni, ou de Netzwerk Pflanzensammlungen en Allemagne, le CCVS protège donc notre patrimoine végétal en assurant sa préservation méthodique chez des passionnés.

Le CCVS a établi une charte des collections. Ce document fixe des critères généraux pour l’ensemble des collections, comme l’origine responsable des végétaux, la nécessité de multiplier les plantes dans d’autres lieux, ou les principes de suivi et d’étiquetage. Grâce à cette charte, les collectionneurs adhérents s’intègrent dans une véritable démarche scientifique et participative.

www.ccvs-france.org

Katia & Laurent Bourgeois

Collections de plantes aromatiques.

Après un BTS horticole puis une licence en biologie, Laurent Bourgeois choisit de se consacrer à la culture des plantes aromatiques utilisées au Moyen Âge. En compagnie de sa soeur, Laetitia Bourgeois-Cornu, docteur en histoire médiévale, il commence par rechercher et dresser un inventaire des plantes utilisées à cette époque, comme la tanaisie, l’aurone, la livèche, la rue, le chervis… autant de plantes tombées dans l’oubli.

Aujourd’hui, la pépinière produit plus de 500 taxons de plantes aromatiques, selon des techniques de culture biologique, ainsi que des plantes tinctoriales et des légumes anciens. Le travail de recherche de la pépinière s’effectue au sein d’un réseau composé de passionnés de jardinage, de jardins botaniques, de jardins médiévaux et de collègues pépiniéristes.

www.plantearomatique.com